Boromir

Boromir
Fils de Dénéthor II et frère aîné de Faramir, il est capitaine général du Gondor. Il rejoint la Compagnie de l'Anneau lors du Conseil d'Elrond à Fondcombe après avoir remporté une grande victoire a Osgiliath en repoussant les orques sur la rive oriental de l'Anduin.

Trop faible pour résister à l'appel maléfique de l'Anneau unique, il tente sans succès de le dérober à Frodon Sacquet, son porteur. Prenant conscience de son erreur, il se reprend et meurt dans un combat héroïque contre les Uruk-haï, créatures au service de Saroumane, pour défendre les Hobbits Pippin et Merry.


Homonymie

Son ancêtre Boromir, fils de Dénéthor Ier. Il règna en tant que surintendant de l'an 2477 à 2489 du troisième âge.
# Posté le lundi 26 juin 2006 14:11
Modifié le jeudi 29 juin 2006 12:16

Les Hobbits

Les Hobbits
Avant de continuer se voyage ...unpetit crochet en arrière avec un article que j'avais oublié de placé: celui des hobbits.

Les Hobbits sont un peuple effacé mais très ancien, qui fut plus nombreux dans l'ancien temps que de nos jours; car ils aiment la paix, la tranquillité et une terre i bien cultivée: une campagne bien ordonnée et bien mise en valeur était leur retraite favorite.

Ils ne comprennent ni ne comprenaient, et ils n'aiment pas davantage les machines dont la complication dépasse celle d'un soumet de forge, d'un moulin à eau ou d'un métier à tisser manuel, encore qu'ils fussent habiles au maniement des outils. Même dans l'ancien temps, ils se méfiaient des « Grandes Gens », comme ils nous appellent, et à présent qu'ils nous évitent avec effroi, il devient difficile de les trouver. Ils ont l'oreille fine et l'oeil vif, et s'ils ont tendance à l'embonpoint et ne se pressent pas sans nécessité, ils n'en sont pas moins lestes et adroits dans leurs mouvements. Ils ont toujours eu l'art de disparaître vivement et en silence quand des Grandes Gens qu'ils ne désirent pas rencontrer viennent par hasard de leur côté, et cet art, ils l'ont développé au point qu'aux Hommes il pourrait paraître magique. Mais les Hobbits n'ont en fait jamais étudié de magie d'aucune sorte, et leur caractère insaisissable est dû uniquement à une habileté professionnelle que l'hérédité et la pratique, ainsi qu'une amitié intime avec la terre, ont rendue inimitable pour les races plus grandes et plus lourdes.

Car ce sont de petites personnes, plus menues que les Nains : ils sont moins gros et trapus, disons, même s'ils ne sont pas vraiment beaucoup plus courts. Leur taille est variable et va de 60 cm à 1,20 m selon notre mesure.
Aujourd'hui, ils atteignent rarement 90 cm; mais ils ont diminué, disent-ils, et dans l'ancien temps ils étaient plus grands. D'après le Livre Rouge, Bandobras Touque (le Taureau Mugissant), fils d'Isengrin II, mesurait 1,40 m et il était capable de monter à cheval. Il ne fut dépassé dans toutes les annales hobbites-que par deux personnages fameux de l'ancien temps; mais il sera traité de ce curieux sujet dans le présent livre.
Quant aux Hobbits de la Comté, dont il s'agit dans les récits, ils étaient, du temps de leur paix et de leur prospérité, de joyeuses gens. Ils se vêtaient de couleurs vives et affectionnaient particulièrement le jaune et le vert ; mais ils portaient rarement des chaussures, leurs pieds ayant la plante dure comme du cuir et étant revêtus d'un épais poil frisé, très semblable à leur chevelure, communément brune. Ainsi le seul métier manuel qui fût peu en honneur chez eux était-il la cordonnerie ; mais ils avaient les doigts longs et habiles, et ils savaient fabriquer bien d'autres objets utiles et agréables à l'oeil. leur visage était en règle générale plus aimable que beau, avec les yeux brillants, les joues rouges et la bouche toute prête au rire, au manger et au boire.
Et, pour ce qui était de rire, de manger et de boire, ils le faisaient bien, souvent et cordialement, car ils aimaient les simples facéties en tout temps et six repas par jour (quand ils pouvaient les avoir).

Ils étaient hospitaliers, et ils se plaisaient aux parties ainsi qu'aux cadeaux, qu'ils s'offraient avec libéralité et qu'ils acceptaient évidemment. Il est clair qu'en dépit d'un éloignement ultérieur, les Hobbits nous sont apparentés: ils sont beaucoup plus proches de nous que les Elfes ou même que les Nains. Ils parlaient autrefois la langue des hommes, à leur propre façon, et leurs goûts étaient très semblables à ceux des hommes dans leurs inclinations ou leurs aversions.

Mais il est impossible de découvrir aujourd'hui notre relation exacte. L'origine des Hobbits remonte très loin dans les temps anciens, maintenant perdus et oubliés. Seuls les Elfes conservent encore des annales de cette époque évanouie, et leurs traditions ne concernent pratiquement que leur propre histoire, dans laquelle les Hommes apparaissent rarement et où il n'est fait aucune mention des Hobbits. Il est cependant clair que ceux-ci avaient, en fait, vécu tranquillement dans la Terre du Milieu durant de longues années avant que d'autres n'eussent même conscience de leur existence. Et le monde étant après tout rempli d'innombrables créatures étranges, ce petit peuple semblait de bien peu d'importance. Mais du temps de Bilbon et de son héritier Frodon, ils devinrent soudain, malgré eux, importants et renommés, et ils troublèrent les conseils des Sages et des Grands.

Ces temps, le Tiers Age de la Terre du Milieu, sont du lointain passé, et la forme de toutes les terres a été modifiée; mais les régions où vivaient alors les Hobbits étaient sans doute celles où ils demeurent encore: le nord-ouest de l'Ancien Monde, à l'est de la Mer.

De leur pays originel, les Hobbits du temps de Bilbon ne conservaient aucune connaissance. Le goût du savoir (autre que la généalogie) était peu prononcé parmi eux, mais il restait encore quelques membres des plus anciennes familles qui étudiaient leurs propres livres et même rassemblaient les documents des anciens temps et des terres lointaines auprès des Elfes, des Nains et des Hommes. Leurs propres archives ne remontaient qu'à l'établissement de la Comté, et leurs légendes les plus anciennes ne se reportaient pas au-delà du temps de leur odyssée. Il ressort néanmoins clairement de ces légendes et du témoignage de leurs paroles et coutumes particulières que, comme maints autres peuples, les Hobbits s'étaient dans un lointain passé déplacés vers l'ouest. Leurs plus anciens récits semblent entrevoir un temps où ils demeuraient dans les vallées supérieures de l'Anduin, entre les saillants de Vertbois-le-Grand et les Monts Brumeux. On ne sait plus avec certitude pour quelle raison ils entreprirent plus tard la dure et périlleuse traversée des montagnes et se rendirent en Eriador. Leurs propres récits parlent de la multiplication des Hommes dans le pays et d'une ombre tombée de la forêt, de sorte qu'elle devint ténébreuse et reçut le nouveau nom de Forêt Noire.

Avant la traversée des montagnes, les Hobbits s'étaient déjà divisés en trois branches quelque peu différentes : les Pieds velus, les Forts et les Pâles. Les Pieds velus étaient plus bruns de peau, plus petits et plus courts; ils n'avaient pas de barbe, et ils allaient sans chaussures; ils avaient les mains et les pieds agiles et lestes; ils préféraient les hautes terres et les collines. Les Forts étaient plus larges, de conformation plus lourde; leurs mains et leurs pieds étaient plus grands ; ils préféraient les terrains plats et le bord des rivières. Les Pâles étaient plus clairs de peau et aussi de cheveux, et ils étaient plus grands et plus élancés que les autres ; ils aimaient les arbres et les terrains boisés. Les Pieds velus eurent beaucoup de rapports avec les Nains dans les temps anciens, et ils vécurent longtemps sur les contreforts des montagnes. Ils émigrèrent de bonne heure dans l'Ouest et ils parcoururent l'Eriador jusqu'au Mont Venteux, tandis que les autres étaient encore au Pays Sauvage. C'était la variété la plus normale et la plus représentative des Hobbits, de beaucoup la plus nombreuse. Ils étaient les plus enclins à s'établir dans un endroit précis, et ce furent eux qui conservèrent le plus longtemps la coutume ancestrale de vivre dans des galeries et des trous.

Les Forts s'attardèrent longtemps sur les bords du Grand fleuve Anduin, et ils craignaient moins les Hommes. Ils vinrent dans l'Ouest après les Pieds velus et suivirent le cours de la Sonoronne en direction du sud ; et là, ils furent nombreux à demeurer entre Tharbad et la frontière du Pays de Dun avant de repartir vers le nord.

Les Pâles, les moins nombreux, étaient une branche nordique. Ils avaient plus de rapports amicaux avec les Nains que les autres Hobbits, et ils s'entendaient davantage au langage et au chant qu'aux travaux manuels; et jadis ils préféraient la chasse à l'agriculture. Ils traversèrent la montagne au nord de Fond combe et suivirent la Font grise. En Eriador, ils ne tardèrent pas à se mêler aux autres espèces qui les avaient précédés ; mais, plus hardis et plus aventureux, on les trouvait souvent comme meneurs ou chefs de clan parmi les Pieds velus ou les Forts. Même du temps de Bilbon, on pouvait encore constater la puissante veine pâle dans les grandes familles telles que les Touque et les Maîtres du Pays de Bouc.

Dans les terres de l'ouest d'Eriador, entre les Monts Brumeux et les Monts de Lune, les Hobbits trouvèrent tant des Hommes que des Elfes. En fait, demeurait là un restant des Dunedains, les rois des Hommes qui vinrent par la mer de l'Ouistrenesse ; mais ils diminuaient rapidement, et les terres de leur Royaume du Nord retombaient partout en tnche.

La place ne manquait pas pour de nouveaux arrivants, et les Hobbits ne tardèrent pas à s'établir en communautés ordonnées. La plupart de leurs premiers établissements, depuis longtemps disparus, étaient oubliés à l'époque de Bilbon ; mais l'un des premiers à prendre de l'importance avait persisté, bien qu'en dimension réduite; il se trouvait à Bree au milieu du Bois de Chet, à quelque quarante milles à l'est de la Comté.
Ce fut sans nul doute en ces temps anciens que les Hobbits apprirent leurs lettres et commencèrent à écrire à la manière des Dunedains, qui avaient eux-mêmes acquis longtemps auparavant cet art des Elfes. Et à cette époque aussi ils oublièrent les langues qu'ils pouvaient avoir parlées antérieurement, pour adopter dorénavant le langage ordinaire, nommé ouistrain, courant dans tous les territoires des rois de l' Amor au Gondor et le long de toutes les côtes de la mer, de Belfalas à Lune: Us conservèrent néanmoins quelques mots à eux, ainsi que leurs propres appellations pour les mois et les jours et un grand fonds de noms personnels du passé.

C'est vers cette époque que, chez les Hobbits, la légende commence à devenir de l'histoire avec une datation des années. Car ce fut en l'an mille six cent un du Tiers Age 'que les frères Pâles Marchon et Blancon partirent de Bree ; et après avoir obtenu la permission du grand roi de Fomost I, ils franchirent la rivière brune Baranduin avec une grande suite de Hobbits.
Ils passèrent par le Pont des Arbalètes qui avait été construit du temps de la puissance du Royaume du Nord et prirent tout le territoire au-delà pour y résider, entre la rivière et les Monts Reculés. Ils eurent pour seules obligations de maintenir en bon état le Grand Pont ainsi que tous les autres ponts et les routes, de faciliter le voyage des messagers du roi et de reconnaître sa suzeraineté.
Ainsi débuta la datation de la Comté, car l'année du passage du Brandevin (c'est ainsi que les Hobbits modifièrent le nom) devint l'An Un de la Comté, et toutes les dates suivantes furent calculées en conséquence 2. Les Hobbits occidentaux tombèrent aussitôt amoureux de leur nouveau territoire; ils y demeurèrent et ne tardèrent pas à sortir derechef de l'histoire des Hommes et des Elfes. Tant qu'il y eut un roi, ils furent nominale- ment ses sujets; mais ils étaient gouvernés en fait par leurs propres chefs, et ils ne se mêlaient en aucune façon des événements du monde extérieur. Lors de la dernière bataille à Fornost avec le seigneur-magicien d' Angmar , ils envoyèrent des archers au secours du roi ou tout au moins est-ce ce qu'ils soutenaient, encore qu'on n'en trouve aucune trace dans les annales des Hommes. Mais, dans cette guerre, le Royaume du Nord prit fin ; les Hobbits gardèrent alors le pays pour leur propre compte, et ils choisirent parmi leurs chefs un Thain pour détenir l'autorité du roi disparu. Là, durant mille ans, ils furent peu troublés par les guerres; ils prospérèrent et se multiplièrent après la Peste Noire (D.C. 37) jusqu'au désastre du long hiver et à la famine qui s'ensuivit. Des milliers de gens périrent alors, mais les Jours de Disette ( 1158-60) étaient depuis longtemps passés à l'époque de ce récit, et les Hobbits étaient de nouveau accoutumés à l'abondance. La terre était riche et favorable; en dépit d'un long abandon avant leur arrivée, elle avait été auparavant bien cultivée, et le roi y avait eu de nombreuses fermes, des terres à blé, des vignes et des bois.
Le pays s'étendait sur quarante lieues des Hauts Reculés au Pont du Brandevin et sur cinquante des landes du Nord aux marais du Sud. Les Hobbits le nommèrent la Comté, comme région placée sous l'autorité de leur Thain et district d'affaires bien ordonnées; là, dans cet agréable coin du monde, ils menèrent l'affaire bien ordonnée de leur vie,

et ils s'occupèrent de moins en moins du monde extérieur où évoluaient de sombres choses, au point qu'ils en vinrent à penser que la paix et l'abondance étaient de règle dans la Terre du Milieu et de droit pour tous les gens sensés. Ils oublièrent ou négligèrent le peu qu'ils avaient jamais su des Gardiens et des peines de ceux qui avaient rendu possible la longue paix de la Comté. S'ils étaient en fait à l'abri, ils en avaient perdu le souvenir.
Jamais les Hobbits d'aucune sorte n'avaient été belliqueux et ils ne s'étaient jamais battus entre eux. Dans les temps anciens, ils avaient souvent été obligés, bien sûr, de se battre pour se maintenir dans un monde dur ; mais à l'époque de Bilbon, c'était de l'histoire très ancienne. La dernière bataille avant le début de ce récit, et en fait la seule qui eût jamais été livrée à l'intérieur de la Comté, datait d'un temps immémorial: c'était la Bataille des Champs Verts (D.C. 1147), dans laquelle Bandobras Touque défit une invasion d'Orques. Même le climat s'était fait plus doux, et les loups qui autrefois, pendant les hivers rigoureux, descendaient du nord en quête de leur proie n'étaient plus qu'un conte de bonne femme.

Aussi, bien qu'il y eût encore une certaine quantité d'armes dans la Comté, ne servaient-elles surtout que comme trophées, suspendues au-dessus des cheminées et sur les murs ou rassemblées au musée de Grand'Cave. On appelait celui-ci la Maison des Mathoms,
car tout ce pour quoi les Hobbits n'avaient pas d'usage immédiat, mais qu'ils ne voulaient pasjeter, ils le nommaient un mathom. Leurs demeures avaient tendance à être un peu encombrées de mathoms, et maints cadeaux qui passaient de main en main étaient de cette sorte. Le bien-être et la paix avaient néanmoins laissé à ce peuple une étrange endurance. Ils étaient, si les choses en venaient là, difficiles à abattre ou à tuer; et peut-être la raison pour laquelle ils aimaient si insatiablement les bonnes choses était-elle qu'ils pouvaient s'en passer en cas de nécessité; ils étaient capables aussi de survivre aux plus durs assauts du chagrin, de l'ennemi ou du temps au point d'étonner qui, ne les connaissant pas bien, ne regardait pas plus loin que leur panse et leur figure bien nourrie. Quoique lents à la querelle et ne tuant aucun être vivant pour le plaisir de la chasse, ils étaient vaillants quand ils étaient acculés et, au besoin, ils savaient encore manier les armes. Ils tiraient bien à l'arc, car ils avaient l'oeil perçant et ils frappaient juste. Et pas seulement avec l'arc et les flèches. Quand un Hobbit se baissait pour ramasser une pierre, il était bon de se mettre vivement à couvert, comme le savaient bien tous les animaux intrus.
Les Hobbits avaient tous vécu à l'origine dans des trous creusés dans le sol, ou tout au moins le croyaient- ils, et c'est dans de telles demeures qu'ils se sentaient le plus à l'aise; mais avec le temps ils avaient dû adopter d'autres formes d'habitations. De fait, dans la Comté au temps de Bilbon, seuls en général les plus riches et les plus pauvres maintenaient l'ancienne coutume.

Les plus pauvres continuaient à vivre dans des terriers de l'espèce la plus primitive, de simples trous en vérité à une seule fenêtre ou sans fenêtre du tout ; tandis que les gens cossus construisaient des versions plus luxueuses des simples excavations d'autrefois. Mais les sites convenables à ces vastes tunnels ramifiés (ou smials. comme on les appelait) ne se trouvaient pas n'importe où ; et dans les terrains plats et les régions basses, les Hobbits, à mesure qu'ils se multipliaient, commencèrent à construire en surface. En fait, même dans les régions accidentées et dans les villages les plus anciens, tels que Hobbitebourg ou Bourg-de- Touque, ou dans la commune principale de la Comté, Grand'Cave sur les Hauts Blancs, il y avait à présent nombre de maisons de bois, de brique ou de pierre. Elles étaient particulièrement en faveur auprès des meuniers, des forgerons, des cordiers, des charrons et autres artisans; car, même quand ils avaient des trous à habiter, les Hobbits avaient dès longtemps accoutumé ,de construire des hangars et des ateliers.

L'habitude de construire des fermes et des granges avait, selon la tradition, pris naissance parmi les habitants du Maresque sur les bords du Brandevin. Les Hobbits de cette région, le Quartier de l'Est, étaient assez grands, lourds de jambes, et ils portaient des bottes de nains par temps boueux.
Mais, de notoriété publique, ils avaient une grande part de sang Fort, comme il se voyait bien au duvet que nombre d'entre eux portaient au menton. Nul Pied velu et nul Pâle n'avait trace de barbe. En fait, les gens du Maresque et du Pays de Bouc, à l'est de la rivière, qu'ils occupèrent par la suite, arrivèrent pour la plupart posté- rieurement dans la Comté, venant du sud; et ils ont encore maints noms particuliers et maints mots étranges qui ne se rencontrent pas ailleurs dans la Comté..
Il est probable que l'art de construire provint, comme bien d'autres, des Dunedains. Mais les Hobbits ont pu l'apprendre directement des Elfes, les maîtres des Hom- mes dans leur jeunesse. Car les Elfes de haute lignée n'avaient pas encore abandonné la Terre du Milieu., et ils résidaient encore à cette époque aux Havres Gris dans l'ouest et à d'autres endroits accessibles de la Comté. On pouvait encore voir trois tours des Elfes d'âge immémorial sur les Collines des Tours, au-delà de la Marche de l'Ouest. Elles brillaient au loin au clair de lune. La plus haute était la plus éloignée, et elle se dressait isolée sur une butte verte. Les Hobbits du Quartier de l'Ouest disaient que du haut de cette tour on pouvait voir la mer; mais on ne sache pas qu'aucun Hobbit y ait jamais grimpé. En vérité, peu de Hobbits avaient jamais vu la mer ou navigué dessus et encore bien moins étaient jamais revenus pour le raconter.
La plupart d'entre eux considéraient même les rivières et les petites embarcations avec une grande méfiance, et rares étaient ceux qui savaient nager. A mesure que les jours de la Comté s'étendaient, les Hobbits eurent de moins en moins de rapports avec les Elfes;

ils commencèrent à les craindre et à se défier de ceux qui les fréquentaient ; la mer devint parmi eux un mot redoutable, un signe de mort, et ils détournèrent le visage des collines de l'ouest. Peut-être l'art de construire vint-il des Elfes ou des Hommes, 'mais les Hobbits l'appliquèrent à leur façon. Ils n'élevèrent pas de tours. Leurs maisons étaient habituellement longues, basses et confortables. Les plus anciennes n'étaient en fait qu'une imitation bâtie des smials, couverte d'herbe sèche, de paille ou de tourbe, avec des murs quelque peu bombés. Ce stade appartenait toutefois aux premiers temps de la Comté, et la construction hobbite s'était depuis longtemps modifiée, améliorée grâce à des procédés appris des Nains ou découverts par eux-mêmes. Une préférence pour les fenêtres et même les portes rondes était la principale particularité subsistant de l'architecture hobbite.

Les maisons et les trous des Hobbits de la Comté étaient souvent vastes et habités par des familles nombreuses. (Bilbon et Frodon Sacquet, célibataires, étaient très exceptionnels, comme en bien d'autres matières, par exemple leur amitié avec les Elfes.)
Parfois, comme dans le cas des Touque des Grands Smials ou des Brandebouc de Château-Brande, de nombreuses générations de parents vivaient ensemble en paix (relative) dans une seule demeure ancestrale à nombreuses galeries. Les Hobbits étaient tous, et dans tous les cas, attachés aux clans, et ils tenaient un compte extrêmement soigneux de leurs parentés. Ils dressaient des arbres généalogiques longs et compliqués, aux branches innombrables. Quand on a affaire aux Hobbits, il est important de se rappeler qui est parent de qui, et à quel degré. Il serait impossible de donner dans ce livre un arbre généalogique qui ne comprenne même que les membres les plus Importants des principales familles à l'époque où se déroule le présent récit. Les généalogies Qui se trouvent à la fin du Livre Rouge de la Marche de l'Ouest forment à elles seules un petit livre, et tout autre Que les Hobbits les trouverait extrêmement fastidieuses. Eux se délectaient de pareilles choses, si elles étaient exactes; ils aimaient avoir des livres emplis de choses Qu'ils savaient déjà; posées nettement et sans conteste.
# Posté le lundi 26 juin 2006 14:20

Portes de la Moria

Portes de la Moria
Les Portes de Durin,Seigneur de la Moria.Parlez,ami,et entrez.

Moi,Narvi,je les ai faites.Celebrimbor de Houssaye a gravé ces signes
# Posté le lundi 26 juin 2006 14:32
Modifié le mardi 27 juin 2006 11:36

Les mines de la Moria

Les mines de la Moria
Elle est nichée dans les profondeurs du Caradhras dans la chaîne des Monts Brumeux. Elle connaîtra son apogée artistique et économique durant le Second Âge de la Terre du Milieu grâce aux riches échanges réalisés avec le peuple des Noldor voisins.

Mais dans leur avidité, les nains creusèrent toujours plus profondément à la recherche du précieux mithril. À leur plus grande déconvenue, ils libérèrent ainsi un démon prisonnier des roches depuis la nuit des temps : un Balrog. Rapidement, la cité fut dévastée et dépeuplée. Désormais connue sous le nom de Mines de la Moria, les orques l'envahirent en nombre, résistants à toute les tentatives de reconquête des Nains. C'est dans les vestiges de Khazad-Dûm que Gandalf le Gris mènera son combat face au Balrog.
# Posté le lundi 26 juin 2006 14:40

Le Balrog

Le Balrog
Dans l'œuvre de J.R.R. Tolkien, les balrogs (sindarin pour Démon de Puissance, analogue du quenya valarauko (pl. valaraukar)), sont des créatures fantastiques. Aux origines du monde, ils faisaient partie des Maiar.

Ils furent corrompus par Melkor et prirent l'apparence de formes ténébreuses et horribles. Ils se présentent comme des démons enveloppés de feu et d'obscurité, munis de fouets de feu.

Quand les Valar prirent la forteresse de Melkor, Utumno, beaucoup furent détruits, et d'autres se réfugièrent à Angband et à l'est de la Terre du milieu. Les Elfes rencontrèrent pour la première fois les Balrogs durant la Bataille sous les Étoiles (Dagor-Nuin-Giliath), où Fëanor fut tué par Gothmog, Seigneur des Balrogs. Ils jouent ensuite un rôle majeur dans la suite du Premier Âge, par exemple durant la chute de Gondolin, à la suite de laquelle un Balrog fut tué par l'Elfe Glorfindel.

Durant le Troisième Âge, les Nains réveillèrent un Balrog en minant le mithril de Khazad-dûm et furent ainsi chassés de ces mines. Ce Balrog fut tué par Gandalf durant la Guerre de l'Anneau.

Les Balrogs sont un sujet de polémique récurrent chez les tolkiendili (la question la plus connue et la plus controversée étant par exemple de savoir si les Balrogs ont des ailes).

« A cette époque, il [Morgoth] n'était pas seul, car sa grandeur avait attiré à lui de nombreux Maiar qui restèrent avec lui jusque dans les ténèbres, et d'autres qu'il avait pris à son service corruption, au mensonge, à des présents perfides. Les plus redoutables de ces esprits étaient les Valaraukar, les fléaux dévastateurs qu'on appelle sur la Terre du milieu les Balrogs, les démons de la peur. » (Le Silmarillion)
# Posté le lundi 26 juin 2006 14:44
Modifié le mardi 27 juin 2006 11:37